FAISONS LE POINT

 

 

En vue du prochain scrutin municipal, et en complément de mon tract distribué en novembre 2024, je tenais à faire un point avec vous sur la situation réelle de Saint-Victoret.


Cette rentrée 2024 est difficile pour notre pays qui est marqué par un déficit budgétaire colossal aggravé par les dérapages dépensiers des collectivités qui ont été largement dénoncés.


Notre commune en est un triste exemple : les dépenses inutiles et un train de vie municipal au-dessus de vos moyens sautent aux yeux.


Vous êtes les témoins privilégiés de ces réalisations coûteuses et superflues : grilles de château, multiples salles communales et parcs municipaux fermés, piste de ice stock à 1 million d’euros pour une poignée de joueurs, statues de lion hors de prix, salle Odéon sous employée au coût de fonctionnement exorbitant et dernièrement deux avions d’Aéro-club sur piédestal en lieu et place du poste de police qui a été détruit etc…

POINTS CLÉS BUDGET COMMUNAL 2024

  • Budget total élévé : 16 000 000 € de dépenses cumulées dont 7 800 000 € pour le fonctionnement (en hausse)

  • Dépenses par habitant supérieures à la moyenne nationale : 1400 € par habitant à Saint-Victoret, contre environ 1000 € pour les autres communes.

  • Charges de fonctionnement importantes : Poste principal avec 3 800 000 € de charges à caractère général, limitant les autres ressources disponibles. En l'état, ajuster les ressources humaines est presque impossible.

  • Effectif de personnel réduit : 60 agents à Saint-Victoret, soit la moitié de la moyenne nationale (120 agents). En conséquence, les charges de personnel sont le deuxième poste de dépense, contrairement aux autres communes.

  • Rapport de la CRC : "Emploi abusif des contrats précaires et turn-over hors norme avec faiblesse de la ressource qui ne permet pas d'assurer toutes les fonctions régaliennes." DIXIT

CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES

  • Service public sinistré : Effectifs d'agents municipaux historiquement bas, accentués par le désengagement de l'État.

  • École Carbonnel à l’abandon : Seule la cantine a été rénovée en urgence après un contrôle sanitaire l'ayant classé insalubre en 2020.

  • Suppression de la police municipale : Le poste de police a été démoli, et le dernier policier démissionnaire n'a pas été remplacé.

  • Associations de bénévoles en déclin : Associations de bénévoles détruites (tennis club) pour laisser place à la gestion privée d’un centre de profit privé. Même le fameux musée de l'Aviation tourne au ralenti, le maire ayant décidé d’en exclure la quasi- totalité des adhérents associatifs bénévoles.

  • Transition énergétique absente : Aucun panneau solaire installé et constructions sans innovation durable.

FINANCES ET FISCALITÉ

  • Slogan du maire trompeur sur l'absence de dettes : La commune dépend de généreuses subventions provenant de structures largement surendettées.

  • Taxe foncière en forte hausse : Doublée depuis l’élection de notre édile en 1995, elle est devenue disproportionnée.

  • Commune sinistrée par le trafic aérien : L'aéroport a été récemment agrandi avec l’approbation de la majorité qui est dans le déni total sur ce sujet. Malgré la pollution et le bruit, aucun dédommagement permanent n'est prévu, bien que la justice ait condamné la Chambre de commerce à verser une grosse indemnisation il y a plus de 30 ans. Je suis régulièrement le seul à défendre Saint-Victoret lors des commissions consultatives où j’ai l’occasion d’exprimer face au préfet et au directeur de l'aéroport, le mécontentement des habitants dû à la pollution subie.

  • Argent public : Il n’y a pas d’argent public gratuit. Face à l’érosion du pouvoir d’achat que nous avons tous subie, le superficiel et le clinquant deviennent indécents. A moins de fine comme la Grèce, il faudra bien, à court terme, dépenser à l’Euro prêt et pour ce qui est uniquement vital. Il n’y a pas d’argent magique et gratuit, l’argent public sort d’une caisse unique, celle de nos impôts dont nous avons le record du monde des taux de prélèvement.

  • Recettes d'investissement : 4,2 M€ de subventions représentant 60% des recettes d'investissement, et les 40% restants couverts par l'autofinancement. Autofinancement principalement assuré par des cessions immobilières de 1,2 M€, souvent issues de préemptions abusives, purement spéculatives car sans projet d'utilité publique. Rien n’est possible sans ce commerce illégal et immoral.

NOUS SOMMES À VOTRE ÉCOUTE!

Nous vous proposerons donc un programme qui sera publié sur ce site et conforme à vos aspirations dont nous sommes à l’écoute.

Tout cela sera en phase avec les nécessaires mesures pour un redressement national qui ne peut pas avoir lieu sans la participation des collectivités locales.

Ce niveau de dépense d’investissement qui est très élevé, dont le maire se fait une gloire est en fait un problème, ce que dit la cour des comptes :

 

« Lorsque l’activité économique aura retrouvé un niveau correspondant à son potentiel, il faudra diminuer les dépenses publiques pendant plusieurs années pour réduire le déficit public et reprendre le contrôle de la dette publique sans augmenter les prélèvements obligatoires. Comme les dépenses des administrations publiques locales (APUL) forment 20 % du total des dépenses publiques, il est indispensable qu’elles contribuent à atteindre cet objectif. Il n’y a en effet aucune raison de penser qu’elles sont plus efficientes que les autres dépenses publiques et que les collectivités territoriales pourraient être exonérées de l’effort collectif. Leur autonomie limite toutefois les instruments dont l’État dispose pour les conduire à ralentir la croissance de leurs dépenses. »

 

C’est pour cela qu’il est envisagé une réforme institutionnelle qui mette fin à cette gabegie. Le 1er ministre nous a annoncé la rigueur, elle s’applique aux familles, toutes classes confondues. C’est à dire les contribuables auxquels on ne demande jamais leur avis sur l’opportunité des dépenses des collectivités dont Saint-Victoret est une caricature.